Il y a des images qui nous poursuivent avant même qu’on sache pourquoi.
Longtemps avant Patrimonia.art, je cherchais déjà la lumière derrière les choses. Ce qui rayonne sans qu’on puisse l’expliquer. Ce qui demeure quand tout le reste s’efface.
La photographie m’a appris ceci — ce n’est pas moi qui crée la lumière. Je la cherche. Parfois elle se cache dans le grain d’un bois usé, dans le nacre d’un chapelet, dans la patine d’une boussole qu’une femme a offerte à l’homme qu’elle aimait en lui disant tu sauras toujours rentrer.
Ces objets ne sont pas des choses. Ce sont des lieux. Des endroits où quelqu’un a déposé ce qu’il avait de plus précieux — du temps, de l’amour, de la vie.
Mon travail est simple. Je m’assieds avec eux. J’écoute. J’attends que la lumière montre ce qui n’a pas disparu.
Puis je fais une image de ça.
Pour vous. Pour ceux qui viendront après vous.
Agustí CELMA PUJOL
Je photographie ce que le temps n’a pas effacé.
